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jeudi 25 juin 2015

Bernadette a disparu

"Parce que c'est ça le truc. Peu importe ce que les gens disent sur elle aujourd'hui, elle savait vraiment rendre la vie amusante."
[Bernadette a disparu de Maria Semple]



Auteur : Maria Semple
Edition : 10/18
Genre : Contemporain/Polar
Sortie : 2014

Quatrième de couverture 

La mère de Bee a disparu. Pour la retrouver il faut réunir les pièces du puzzle : lettres, emails, témoignages... En chemin, on découvre combien Bernadette est fantaisiste, névrosée, féroce et fragile, et surtout combien sa fille l'adore et la comprend.


Mon avis 


Ce livre était depuis peu dans ma wishlist quand j’ai décidé de craquer. Il faut dire aussi qu’il a été publié par les éditions 10/18 et que je n’ai jamais eu de déception avec leurs parutions. De plus, j’ai vu quelques bons avis qui m’ont carrément fait courir en librairie pour me le procurer. Et aussitôt entre mes mains, aussitôt lu. Il faut dire que ça fait maintenant quelque temps que je l’ai lu, mais je me souviens très bien de cette lecture, qui m’a fait passer un excellent moment.

Bee est la fille de Bernadette. Suite à la disparition de sa mère, elle mène l’enquête pour la retrouver. C’est munie de lettres, mails, textos et pleins de petits indices semé par-ci, par-là, que Bee tente de trouver sa mère. J’ai beaucoup aimé le personnage de Bee, qui ne se cache pas de sa maman et qui surtout, l’aime d’un amour inconditionnel. Mais, forcément, le point fort de ce livre c’est Bernadette. Cette femme agoraphobe, qui délègue toutes ses tâches administratives à une intermédiaire basée en Inde, qui n’a pas peur de se mettre ses voisins à dos pour défendre ses idées (et ses droits). Je l’ai adoré. Elle m’a fait rire, elle m’a touché même par moment (si si, un personnage comme Bernadette est capable de vous toucher de temps en temps). Elle porte et transporte ce livre.

L’écriture de l’auteur est vraiment très agréable. Certes, le format de l’histoire pourra rebuter quelques lecteurs, car il demande un peu de concentration pour ne pas se perdre dans les divers indices, donné sous diverses formes. Personnellement, j’adore ce genre de livre, mais je comprends très bien que ça puisse déranger. En tous les cas, je vous recommande vivement cette lecture et en plus, maintenant que vous êtes prévenus, vous n’avez pas d’excuse pour ne pas craquer. Vous fondrez pour Bernadette, pour tout cet humour et tout cet amour (parfois il faut gratter un peu, il est caché profondément, mais il est bien présent).

Excellente lecture

jeudi 13 février 2014

La fille de l'hiver

"Non seulement la petite était un miracle, mais en plus, elle était leur création. Et on ne créait pas la vie pour l'abandonner à la nature sauvage."
[La fille de l'hiver de Eowyn Ivey]

Auteur : Eowyn Ivey
Edition : 10/18
Genre : Conte contemporain
Sortie : 2013
Traduction : Isabelle Chapman
 
Alaska, année 1920. Mabel et Jack n'ont jamais pu avoir d'enfant et c'est un manque qui se fait ressentir. Par une froide nuit d'hiver, ils décident de faire un bonhomme de neige, ou plutôt, une fillette de neige. Le lendemain, plus trace de leur sculpture, même les gants et l'écharpe ont disparus. Lorsque Jack regarde à l'orée de la forêt, il aperçoit une petite fille. Et si leur fillette de neige avait pris vie?
 
 
Mon avis
La fille de l'hiver est un livre à côté duquel il ne faut absolument pas passer. Si vous avez la chance de l'avoir entre vos mains, n'hésitez pas une seconde. Suite aux bons avis que j'ai pu voir sur la toile, je me suis dit qu'il fallait que je tente ce roman contemporain. Et grand bien m'en a pris, même si je me trompais légèrement. Il s'agit plutôt là d'un conte, vraiment beau, à lire un soir de grand froid.

Mabel et Jack ont déménagé en Alaska pour mieux réussir leur deuil de leur bébé mort-né. Ils ont tellement espéré trouver là-bas une nouvelle vie qui les aiderait à faire face. Mais c'était sans compter sur la rudesse des hivers. Lorsque part un soir de grande neige, Mabel entraîne Jack dans sa folle création d'une petite fille de neige, elle ne pensait pas que dès le lendemain tout serait chamboulé.

Que dire d'autre des personnages à part qu'ils m'ont profondément touché. Je me suis attachée à Mabel dès les premières lignes. Je ressentais toute sa souffrance et sa tristesse. Sa désillusion face à cette vie qu'elle espérait meilleure et qui l'a en fait tellement isolée qu'elle se sent même distante de son mari. Elle a su me transporter dans toute cette aventure et c'est à ses côtés que j'ai accepté toute cette histoire. Quand à Jack, même si par moment il peut sembler légèrement bourru, je l'ai adoré. Il aime Mabel de tout son cœur et a certes un peu de difficultés à le lui montrer, mais je le sentais si fort. Ma mention spéciale va presque forcément à Faïna, qui m'a fait rêver.

Ce conte est un total coup de cœur pour moi. Je me suis laissée porter par toute cette histoire, sans vraiment savoir où j'allais, mais c'était si bon que ça m'était égal. A partir de la moitié du livre j'avais une attente bien précise quant à la fin et elle a été pleinement satisfaite. J'ai passé un très bon moment, vraiment glaciale auprès de nos personnages et je n'avais aucune envie de les quitter. Je voulais continuer à prendre des repas au coin du feu en leur compagnie.

Un livre que je vais recommander partout autour de moi. Parfait pour une soirée d'hiver, pelotonné sous un plaid avec un thé chaud, on se laisse tout de suite bercer par ce conte merveilleux.
 
 
 
Note 10/10