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jeudi 21 août 2014

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

"Ce matin-là, mon petit frère ne valait pas plus qu'une montre à gousset."
[Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys]


Auteur : Ruta Sepetys 
Edition : Gallimard Jeunesse
Genre : Jeunesse/Historique
Sortie : 2011


Quatrième de couverture

Une nuit de juin 1941, Lina Vilkas, une jeune lituanienne de quinze ans, est arrêtée par la police secrète du régime stalinien.
Avec sa mère et son petit frère, Jonas, ils sont déportés en Sibérie. Là, logés dans des huttes, sous-alimentés, brutalisés et harcelés par les Soviets, Lina et les siens tiennent bon. Soutenue par une mère exemplaire, et par sa volonté de témoigner de cet enfer blanc à travers ses dessins et ses écrits, elle tente de survivre au froid, à la maladie, à l'humiliation, et au travail éreintant de la terre. Dans le camp, Andrius, un jeune déporté de dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle.
Mon avis
Ce livre est entré dans ma pal il y a bien deux ans et je dois dire que je ne sais même pas pourquoi il y est resté si longtemps. Ce fût une magnifique découverte, qui m'a bouleversé du début à la fin. Ce livre est poignant et saisissant et on ne peut définitivement pas ressortir de cette lecture indifférent.
Lina vit en Lituanie avec ses parents et son petit frère Jonas. En pleine nuit du mois de juin 1941, la police secrète stalinienne vient les arrêter. Avec sa mère et Jonas, ils sont déportés vers la Sibérie à bord de wagons à bestiaux. Ils tiennent bon coûte que coûte, malgré les conditions glaciale, les maladies et le manque de nourriture. Ils mettent toute leur volonté à rester vivants.

Lina est une jeune fille à laquelle on s'attache facilement. Malgré son âge (elle a quinze ans), c'est une fille très mature, qui va très vite comprendre l'enjeu qui les attend. Même si parfois son esprit rebelle va lui jouer des tours, elle ne laisse jamais tomber et j'ai aimé cette combativité dont elle fait preuve. Forcément, on s'attache aussi à Jonas, ce petit garçon qui débarque en uniforme scolaire lorsque les officiers viennent les chercher. On suit son évolution tout au long du roman et on voit bien à quel point tout ça va le changer. Même si Andrius ne m'a pas plus plu que ça, j'ai aimé son comportement vis-à-vis de Jonas, qu'il prend sous son aile.
 
Ce roman nous parle de la guerre, d'un massacre dont on a très peu (voire jamais) entendu parler, celui des gens de petits pays de l'Est (Lituanie, Lettonie et Estonie). C'est une face de la guerre que jai découverte là et qui m'a tenu aux tripes tout au long de ma lecture. J'ai eu mal pour Lina et les siens, pour ces milliers de gens qu'on a déporté dans le froid glacial de la Sibérie, avec pour seul habitat des huttes construites en bois et en terre et comme nourriture un morceau de pain par personne. Ce livre est troublant et touchant et la magnifique plume de Ruta Sepetys nous embarque immédiatement dans ce récit. J'ai aimé les annotations finales, qui nous explique ce qui est réel et ce qui est romancé, ainsi que les conditions dans lesquelles les lituaniens sont rentrés chez eux.
 
Un récit sur la guerre qui prend aux tripes, nous révolte et ne laisse pas indifférent. A mettre entre des mains averties, mais je pense que c'est un livre qu'il faut lire, qui nous permet de découvrir d'autres choses, qu'on ne nous a pas révélé par chez nous. Je ne peux que vous conseiller ce livre et pour ma part, je vais me pencher sur d'autres livres de Ruta Sepetys.

Note : 9/10

mercredi 9 juillet 2014

On s'est juste embrassés

"J'ai à nouveau posé mes yeux sur le livre et j'ai senti ce truc étrange, la certitude qu'aucune rencontre, jamais, ne vaudrait celle des livres, ces voix qui murmurent et coulent à l'intérieur de moi."
[On s'est juste embrassés d'Isabelle Pandazopoulos]


Auteur : Isabelle Pandazopoulos 
Edition : Gallimard jeunesse
Genre : Drame/Jeunesse
Sortie : 2009


Quatrième de couverture

Aïcha a quinze ans. Elle vit seule avec une mère fragile qui refuse de lui parler de ses origines, et surtout, de son père. Le silence et la solitude de sa mère l'étouffent. Mais heureusement, elle peut se réfugier chez son amie Sabrina qui vit au cœur de la cité d'en face. Jusqu'au soir où Aïcha embrasse Walid, le frère de Sabrina, qui se vante d'avoir obtenu d'elle bien plus qu'un baiser. Ce que tout le monde croit volontiers, à commencer par Sabrina qui l'insulte dans la cour du collège dans un quartier où on ne plaisante pas avec la « réputation » des filles. Comment faire face à une rumeur ? N'ayant que sa sincérité pour elle, blessée, exclue, Aïcha se met à sécher les cours, tente une fugue, part en vrille...
 
Mon avis
J'ai craqué sur ce livre lors du Salon du livre de Genève. J'avais déjà repéré le nom d'Isabelle Pandazopoulos pour un autre de ses titres (La décision) que je souhaite lire. Comme c'est On s'est juste embrassés qui s'est présenté à moi, je l'ai donc acheté pour tenter une première expérience avec la plume de l'auteur.
 
Aïcha est une ado, qui vit près de la cité, avec pour seule famille une mère fragile psychologiquement, qui tient à tout prix à ce que sa fille se tienne le plus possible éloignée de ses origines. Alors la jeune fille se réfugie chez son amie Sabrina, qui vit dans une grande famille dans la cité. Mais, le soir où Aïcha embrasse Walid, le frère de Sabrina, tout bascule. Le garçon se vente qu'il s'est passé bien plus et tout le monde le croit, dont Sabrina.

Malheureusement, c'est une histoire dans laquelle je n'ai pas vraiment su m'attacher aux personnages. Le seul qui m'ait touché est l'ami d'Aïcha (j'ai oublié son nom), celui qui va l'aider dans cette galère. Le seul qui montre un peu d'amour et de tendresse. Pour le reste des personnages, que ce soit Aicha elle-même, sa mère ou encore Sabrina, je n'ai pas réussi à m'y attacher. Tout d'abord, j'ai trouvé sa mère terriblement égoïste et je n'ai pas compris pourquoi tout ces mensonges et ces cachoteries. Ensuite, certes Sabrina a une histoire assez lourde, mais ça manière de renvoyer la balle à Aïcha ne m'a pas paru être la chose la plus judicieuse à faire. Et enfin, Aïcha, qui au final est un personnage que j'ai trouvé trop "lisse", malgré tout ce qui lui arrive pour que je puisse m'y attacher.
 
Ce roman peut être prit comme une histoire coup de poing. Les divers sujets abordés sont tous très délicats, que ce soit l'honneur, la dépression, la famille. Cependant, j'ai trouvé que tous les évènements s'enchaînent de manière toujours plus dramatique, comme si l'auteur avait voulu faire couler Aïcha sans jamais lui donner la possibilité de sortir la tête de l'eau. Du coup, je n'ai pas toujours très bien compris l'enchaînement d'évènements, je me demandais ce que certains venaient faire là. En revanche, j'ai aimé la plume de l'auteur, donc je pense lire un autre de ses livres.
 
Une histoire dans laquelle je n'ai pas su entrer à cent pourcent. Des personnages qui  m'ont laissé globalement indifférente. Mais une très jolie plume, qui me donne encore plus envie de lire La décision.


Note : 6/10

vendredi 16 mai 2014

Sur les trois heures après dîner

"Lire est une caresse amoureuse, Thomas[...]"
[Sur les trois heures après dîner de Michel Quint]

Auteur : Michel Quint 
Edition : Gallimard Jeunesse
Genre : Jeunesse
Sortie : 2009

Quatrième de couverture

Quand Thomas Bertin, le nouveau prof de théâtre, est apparu, Rachel n'a pas compris tout de suite ce qui lui arrivait. «Du chaud aux joues, un picotis partout et une bête envie de pleurer». Le mot amour, elle n'y a pas pensé tout de suite. C'est le soir qu'elle a compris. Elle aimerait Thomas Bertin jusqu'à «son dernier battement de cœur». Sauf que Rachel n'est qu'une lycéenne de dix-sept ans, sauf qu'il y a Babette, la ravissante compagne de Thomas... Et sauf qu'un matin, la tragédie décide de s'en mêler. Le cours va commencer mais Thomas n'y arrive pas...
Mon avis
Je ne connaissais pas du tout ce livre, lorsque je suis tombée dessus lors du Salon du livre de Genève. La très jolie couverture et le résumé m'ont donné envie de découvrir cette histoire. C'est une romance dramatique qui promettait quelque chose de fort. Malheureusement, je trouve que la promesse n'est pas tenue. Malgré tout, il n'y pas de loin pas que du mauvais dans ce livre.
 
Rachel tombe amoureuse de son professeur de théâtre dès le premier regard. Elle décide qu'il n'y aura que lui, que c'est son grand amour. Seulement voilà, Thomas est en couple avec Babette, et celle-ci n'apprécie pas vraiment Rachel. Mais, lorsqu'un drame va surgir, Babette n'aura pas d'autre choix que de demander de l'aide à Rachel.

Je n'ai malheureusement pas su m'attacher à Rachel. Ni à Thomas ou à Babette d'ailleurs. Ils ont su me toucher, certes, mais pas se faire apprécier de moi. Le seul que j'ai vraiment aimé, c'est Kader, le lycéen amoureux de sa camarade de classe.
 
Peut-être que si je suis passée un peu à côté de cette histoire, c'est parce que je n'ai pas pu faire le lien avec toutes les références qui touchaient au théâtre. Pourtant, j'ai vraiment aimé lesdites références, mais je n'ai pas lu les lier avec ce qui se déroulait dans le livre. La plume de Michel Quint est très spéciale. Elle a se côté très doux et dramatique qui fait que parfois, on pourrait s'y perdre, mais j'ai trouvé que c'était le point fort du livre. C'est une très jolie plume.
 
Ma chronique est assez courte, tout comme ce petit livre. Il peut être très intéressant si vous voulez en savoir plus sur le théâtre. Et je pense qu'il sera très apprécié par les férus de pièces, notamment Cyrano. Un peu triste de ne pas avoir compris toutes les références, ce qui aurait pu me faire apprécier bien plus ma lecture.

Note : 6/10