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lundi 20 juillet 2015

Chroniques de l'été #1


En juillet et août, les chroniques (hors service presse) seront toutes en version raccourcies

Sobibor 
de Jean Molla
Editions Gallimard

Sobibor est un roman poignant qui traite de sujets difficiles. C’est la première fois que j’ai l’occasion de lire une histoire où se mêlent problème du comportement alimentaire et Seconde Guerre Mondiale. On pourrait certes penser que ces deux thèmes n’ont aucun rapport, mais dans ce roman, Jean Molla nous construit une intrigue familiale bouleversante, qui va détruire petit à petit l’héroïne. J’ai beaucoup aimé cette lecture. C’est un tout petit livre qui se dévore à une vitesse folle. On enchaîne les pages sans s’en rendre compte. Je pense que c’est un roman à mettre entre toutes les mains adolescentes et adultes.

Excellente lecture

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14-14
de Silène Edgar et Paul Beorn
Editions Castlemore
 
J’ai souvent fais des lectures sur la Seconde Guerre Mondiale, mais rarement en rapport avec la Première Guerre Mondiale. Ici, nous allons suivre Adrien et Hadrien, ils ne se connaissent pas, ils vivent à cent ans d’écarts et pourtant, ils vont entretenir une relation épistolaire qui va bouleverser leurs vies à jamais. Ce qui est un gros plus pour le roman, c’est que nos deux jeunes gens se rendent compte très tardivement qu’ils ne vivent pas à la même époque. Jusque-là, c’était simplement deux adolescents, avec leurs problèmes, plus ou moins facile à résoudre. Je me suis beaucoup attaché aux personnages d’Adrien et Hadrien, ils sont touchants chacun à leur manière. Un nouveau roman des auteurs est déjà sorti, que je pense me procurer assez rapidement, tant leurs plumes m’ont emporté dans ce premier roman.

Excellente lecture

jeudi 22 janvier 2015

Sans prévenir

"Et puis, on en apprend un peu plus. Les armes à feu. La guerre. La maladie. Le cancer.
Les grands mots. Les mots qui font mal. Les mots qui n'ont jamais une fin heureuse.
Et maintenant c'était mon tour."
[Sans prévenir de Matthew Crow]


Auteur : Matthew Crow
Edition : Gallimard Jeunesse
Genre : Jeunesse/Drame
Sortie : 15 janvier 2015


Quatrième de couverture
 
À 15 ans, Francis Wootton est passionné de vieux films, de musique rock et de lectures romantiques. Mais avant tout, il ne se prend pas au sérieux. Sans prévenir, un jour, la vie bascule. On lui diagnostique une leucémie. À l'hôpital où il entre pour son traitement, il rencontre Ambre, son caractère de chien, son humour féroce, sa vulnérabilité désarmante...

Mon avis
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Gallimard Jeunesse pour ce partenariat. Lorsque j'ai reçu ce livre, je n'avais absolument aucune idée de quoi il parlait et je n'ai pas voulu lire la quatrième de couverture, mais j'ai très rapidement vu des avis disant que c'était une pâle copie de Nos étoiles contraires. Il est vrai que le sujet principal est le même, mais je n'ai vu aucune ressemble entre ces deux livres. J'ai d'ailleurs beaucoup plus accroché avec la plume de Matthew Crow qu'avec celle de John Green. J'ai beaucoup apprécié cette lecture.
 
Francis a quinze ans, peu d'amis, mais il aime sa vie de solitaire. Il s'entend très bien avec son frère, Chris et vit avec sa mère, suite au départ précipité de son père. Il aime vivre au jour le jour, sans trop se poser de question. Un jour, après un malaise, on lui diagnostique une leucémie. Commence alors l'hospitalisation, mais surtout, il va faire la rencontre d'Ambre, au caractère bien trempé et à l'humour noir. Ce qui va le charmer, c'est sa vulnérabilité, qu'elle tente de cacher sous une grosse carapace.

Que dire des personnages de ce roman si ce n'est qu'on les aime, tous. J'ai autant adoré Francis que son frère, Chris, leur mère, Ambre, la mère d'Ambre,...tout le monde je vous dis. Même Kelly, qui serait le genre de personne que je n'apprécierais pas dans la vraie vie, m'a plu. Elle souffre beaucoup et s'est aussi créée une carapace. Forcément, les deux personnages forts de ce livre sont Francis et Ambre. J'ai adoré le côté sans prise de tête de Francis et il n'a pas vraiment honte de montrer sa fragilité. Il m'a beaucoup touché. Sa naïveté en fait également un personnage encore plus appréciable. Et j'ai adoré Ambre, qui se la joue rebelle que rien ne touche, mais en fait c'est juste une façade pour ne pas laisser voir aux autres à quel point elle souffre. Vraiment, tous des personnages géniaux.
 
Des histoires qui parlent d'adolescents malades n'est en effet plus quelque chose de neuf, mais chaque récit est bien particulier, c'est pourquoi, je trouve qu'on ne peut pas faire de lien entre ce livre et Nos étoiles contraires. Ce n'est donc pas en les comparant, mais vraiment en prenant l'histoire comme elle venait que j'ai lu Sans prévenir. Et j'ai vraiment beaucoup aimé la plume de l'auteur, qui m'a fait sourire plus d'une fois, car ses personnages et sa façon de présenter les choses ne sont absolument pas dramatiques, bien au contraire. On prend tout ce qui est positif et on le savoure délicatement. Je pense donc me pencher sur d'autres ouvrages de l'auteur, mais peut-être en version originale.
 
Une très bonne lecture pour moi, à savourer sans faire de comparaison avec Nos étoiles contraires. L'auteur a une plume absolument géniale et a crée des personnages attachants et touchants. Un livre que je recommande sans hésiter.

Note : 8.5/10

lundi 12 janvier 2015

Animale : La malédiction de Boucle d'Or

"Les cheveux sont comme un flou qui gomme les défauts des visages imparfaits, mais qui voile aussi la perfection des visages sans défauts."
[Animale : La malédiction de Boucle d'Or de Victor Dixen]


Auteur : Victor Dixen
Edition : Gallimard
Genre : Fantastique
Sortie : 2013


Quatrième de couverture

1832. Blonde, 17 ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l'obligent-elles à cacher sa beauté troublante ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité : il y a au coeur de son histoire un terrible secret.
Et si le conte le plus innocent dissimulait l'histoire d'amour la plus terrifiante ?


Mon avis
Animale est sans doute l'une des lectures de 2014 qui me laisse le goût le plus amer. Au final, j'en attendais peut-être trop. Il faut dire aussi, que j'avais adoré le Prélude, qui m'avait donné envie d'acheter immédiatement le livre, qui n'était d'ailleurs pas encore sorti. Puis je me suis précipitée en librairie dès sa parution et l'ai posé dans ma pal, où il a pris la poussière pendant une bonne année. Tous les super bons avis m'ont donné envie de le sortir et je m'attendais à une excellente épopée. Malheureusement, l'histoire ne m'a pas vraiment emportée et j'ai traîné cette lecture en longueur. J'en ressors donc avec un avis très mitigé.
 
Blonde a dix-sept ans. Elle vit depuis toujours dans un couvent, où les soeurs la contraignent à cacher ses cheveux d'or et ses yeux bleus. Elle serait soit disant de constitution faible et tout ceci sert à la protéger. Lorsqu'un jeune artisan et son maître viennent au couvent pour réparer une statue, petit à petit, l'univers de Blonde se met à changer et se remplit de mystères.

Le personnage principal de ce roman n'est autre que Blonde. Et pour le coup j'ai trouvé ce personnage à l'image du reste du livre. Je l'ai beaucoup apprécié au début et j'ai totalement adhéré à sa "crise de rébellion" lorsqu'elle en découvre plus sur son histoire. En revanche, j'ai commencé à m'en détacher au fur et à mesure que l'histoire avançait. Je pense que le seul personnage auquel j'ai réellement réussi à m'attacher est en fait Gabrielle, même si on ne la découvre qu'à travers ses lettres.
 
C'est donc d'une lecture relativement mitigée que je suis sortie. J'ai beaucoup aimé le début du livre, toute la mise en place des divers personnages, du mystère qui tourne autour de Blonde et de son camouflage dans le couvent. J'ai également dévoré les pages du récit de Gabrielle de Brances, j'ai trouvé cette partie géniale. Puis, petit à petit, j'ai trouvé que le tout commençait à s'essouffler. Lorsque Blonde découvre le monde qui l'entoure les choses devenaient limite brouillon et je n'ai pas compris bon nombre de ses choix. Malheureusement, même si j'avais vraiment adoré le style de l'auteur dans le Prélude, dans ce premier tome, ça ne l'a pas vraiment fait.
 
Une lecture qui ne m'a pas complétement convaincue et donc qui ne me poussera pas forcément à lire la suite. C'était pourtant une réécriture d'un conte qui me paraissait une très bonne idée, mais qui n'a pas su me captiver du début à la fin. Je semble faire exception face à tout un bon nombre d'avis super positifs, alors si vous hésitez, ne vous arrêtez peut-être pas uniquement à mon avis moyen.

Note : 6.5/10

mardi 16 décembre 2014

Le livre de Perle

"Des mots traversés par la vie d'une fée."
[Le livre de Perle de Timothée de Fombelle]


Auteur : Timothée de Fombelle
Edition : Gallimard Jeunesse
Genre : Historico-Fantastique/Jeunesse
Sortie : 2014


Résumé inofficiel
 
Il vient d'un monde lointain auquel le nôtre ne croit plus. Son grand amour l'attend là-bas, il en est sûr. Pris au piège de notre Histoire, Joshua Perle aura-t-il assez de toute une vie pour trouver le chemin du retour?

Mon avis
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Gallimard Jeunesse pour ce partenariat. Le nouveau livre de Timothée de Fombelle est l'une des sorties très attendues de cette année. Et pour cause, la plume de l'auteur est juste formidable. J'ai déjà lu et adoré Tobie Lolness et Victoria Rêve. Je me suis lancée dans cette nouvelle aventure sans savoir dans quoi je m'embarquais et j'ai été très heureuse de cette magnifique découverte.
 
Joshua Perle a plusieurs secrets. Tout d'abord, il ne s'appelle pas réellement Joshua Perle, nom qu'il a emprunté au fils décédé des gens qui l'ont recueilli, mais Ilian. Ensuite, il ne vient pas de notre monde. Il est en fait le prince en exil d'un monde féerique. Et pour rejoindre l'amour de sa vie, il est prêt à tout pour retrouver le chemin de la maison.

J'ai adoré le personnage d'Ilian/Joshua Perle. Au début, je ne pensais pas pouvoir m'y attacher, mais au fil des pages et du récit, lorsqu'on commence à mêler son enfance avec l'homme qu'il est devenu, j'ai de plus en plus aimé ce personnage. Je trouve qu'il porte et même transporte ce récit, à tel point, qu'en dehors du narrateur, c'est un des seuls personnages qui me reste vraiment en mémoire. J'étais focalisée sur Ilian et son histoire. J'ai aussi beaucoup apprécié le narrateur et sa façon de s'engager pour comprendre, découvrir le mystère.
 
Le livre de Perle c'est un mélange, qui parait de prime abord absolument improbable et qui au final marche à merveille. On se retrouve tantôt plongé dans un univers fantastique, puis on s'embarque aux côté de Perle dans la Seconde Guerre Mondiale. L'historique se frotte au fantastique et ça marche. Je ne saurais dire ce qui m'a le plus plu. Les parties où l'on suit Joshua Perle dans la fin des années 1930 ou lorsqu'on est au côté d'Ilian dans un univers féerique. Ce qui est beau avec Timothée de Fombelle, c'est ce magnifique mélange de contraste, qu'on retrouve tout au long du roman et qui est capable d'emporter autant les enfants, que les lecteurs adultes. Je ne me lasse jamais de la douceur de sa plume. Ce conte m'a donné envie d'y croire, et d'espérer que quelque chose de bien arrivera une fois la dernière page tournée.
 
Vous l'aurez compris, c'est pour moi un carton plein. Même s'il ne remporte pas la mention coup de coeur (je suis définitivement trop difficile je pense), il mérite d'être lu, relu, transmis, offert. Si vous cherchez un beau cadeau de Noël pour un lecteur, peu importe son âge, n'y réfléchissez même pas à deux fois, prenez Le livre de Perle. En attendant, je me rends compte que j'ai encore deux ouvrages de l'auteur à découvrir, j'ai déjà hâte.

Note : 9.5/10

mercredi 1 octobre 2014

Tant que nous sommes vivants

"C'était la deuxième fois, en l'espace de quelques mois, qu'ils tombaients amoureux l'un de l'autre."
[Tant que nous sommes vivants d'Anne-Laure Bondoux]


Auteur : Anne-Laure Bondoux
Edition : Gallimard Jeunesse
Genre : Conte/Jeunesse
Sortie : 2014


Quatrième de couverture

Bo et Hama travaillent dans la même usine. Elle est ouvrière de jour, lui, forgeron la nuit. Dès le premier regard, ils tombent follement amoureux. Un matin, une catastrophe survient et ils doivent fuir la ville dévastée. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers les territoires inconnus... Mais quand l'ombre a pris la place de la lumière, l'amour suffit-il à nous garder vivants?
 
Mon avis
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Gallimard Jeunesse pour ce partenariat. Lorsque j'ai vu que j'avais entre les mains le tout nouveau livre d'Anne-Laure Bondoux j'ai été prise de sentiments très partagés. Tout d'abord j'ai ressenti de la joie, puisque j'avais adoré Le temps des miracles. Ensuite, j'ai été plus sceptique, parce que le résumé ne me disait rien et le côté conte est souvent quelque chose qui passe difficilement pour moi. En effet, j'ai tout d'abord beaucoup aimé la jolie histoire d'amour entre nos deux héros, puis le départ de la ville, qui va les plongé dans le côté conte m'a moins emballée.
 
Hama et Bo sont amoureux. Ils sont tous les deux ouvriers dans la même usine. Lorsqu'un terrible accident survient, ils vont se retrouver chassé de la ville. Ils s'aiment, ils sont prêt à tout pour sauver leur amour. Ils s'embarquent dans une longue aventure, qui leur fera découvrir des paysages inconnus.

Je suis restée très détachée vis-à-vis de deux des personnages principaux, Hama et Bo. Chacun leur tour, ils m'ont fait les aimer puis les détèster. J'ai trouvé leur amour très beau et leur combat suite à la catastrophe à l'usine m'a touché, mais je n'ai pas supporté leur réaction au fur et à mesure de l'histoire. Notamment Bo lorsqu'ils sont dans le monde d'en dessous et Hama lorsqu'ils sont dans le village de pécheurs. Quant à la jeune fille qui raconte l'histoire, je me suis assez rapidement attachée à elle. Ca vie n'est pas facile et son petit côté rebelle m'a bien plu.

Ca me fait mal de mettre une note aussi basse (tout juste la moyenne) à ce livre, alors que Le temps des miracles avait été à la limite du coup de coeur. J'ai certe retrouvé la magnifique plume d'Anne-Laure Bondoux, qui nous transporte, malheureusement, j'ai eu plus de mal à accrocher avec l'histoire. La première partie m'a beaucoup plu, mais l'univers conte de la deuxième partie m'a nettement moins convaincue. En revanche, j'ai apprécié la fin, qui "change" un peu du reste puisqu'on ne suit plus les mêmes personnages. Le mauvais pressentiment que j'ai ressenti en lisant le résumé s'est révélé vrai, pour moi. Cependant, si vous aimez les contes jeunesses, ce livre est fait pour vous.
 
Une auteur dont la plume me plait toujours autant, mais une histoire dans laquelle je n'ai pas su me plonger et me laisser aller à cent pour cent. Mais, il s'agit d'un livre qui pourra plaire à un public qui aime ce genre d'histoire, ou le réel et le conte n'ont pas de frontière.

Note : 6/10

jeudi 21 août 2014

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre

"Ce matin-là, mon petit frère ne valait pas plus qu'une montre à gousset."
[Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys]


Auteur : Ruta Sepetys 
Edition : Gallimard Jeunesse
Genre : Jeunesse/Historique
Sortie : 2011


Quatrième de couverture

Une nuit de juin 1941, Lina Vilkas, une jeune lituanienne de quinze ans, est arrêtée par la police secrète du régime stalinien.
Avec sa mère et son petit frère, Jonas, ils sont déportés en Sibérie. Là, logés dans des huttes, sous-alimentés, brutalisés et harcelés par les Soviets, Lina et les siens tiennent bon. Soutenue par une mère exemplaire, et par sa volonté de témoigner de cet enfer blanc à travers ses dessins et ses écrits, elle tente de survivre au froid, à la maladie, à l'humiliation, et au travail éreintant de la terre. Dans le camp, Andrius, un jeune déporté de dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle.
Mon avis
Ce livre est entré dans ma pal il y a bien deux ans et je dois dire que je ne sais même pas pourquoi il y est resté si longtemps. Ce fût une magnifique découverte, qui m'a bouleversé du début à la fin. Ce livre est poignant et saisissant et on ne peut définitivement pas ressortir de cette lecture indifférent.
Lina vit en Lituanie avec ses parents et son petit frère Jonas. En pleine nuit du mois de juin 1941, la police secrète stalinienne vient les arrêter. Avec sa mère et Jonas, ils sont déportés vers la Sibérie à bord de wagons à bestiaux. Ils tiennent bon coûte que coûte, malgré les conditions glaciale, les maladies et le manque de nourriture. Ils mettent toute leur volonté à rester vivants.

Lina est une jeune fille à laquelle on s'attache facilement. Malgré son âge (elle a quinze ans), c'est une fille très mature, qui va très vite comprendre l'enjeu qui les attend. Même si parfois son esprit rebelle va lui jouer des tours, elle ne laisse jamais tomber et j'ai aimé cette combativité dont elle fait preuve. Forcément, on s'attache aussi à Jonas, ce petit garçon qui débarque en uniforme scolaire lorsque les officiers viennent les chercher. On suit son évolution tout au long du roman et on voit bien à quel point tout ça va le changer. Même si Andrius ne m'a pas plus plu que ça, j'ai aimé son comportement vis-à-vis de Jonas, qu'il prend sous son aile.
 
Ce roman nous parle de la guerre, d'un massacre dont on a très peu (voire jamais) entendu parler, celui des gens de petits pays de l'Est (Lituanie, Lettonie et Estonie). C'est une face de la guerre que jai découverte là et qui m'a tenu aux tripes tout au long de ma lecture. J'ai eu mal pour Lina et les siens, pour ces milliers de gens qu'on a déporté dans le froid glacial de la Sibérie, avec pour seul habitat des huttes construites en bois et en terre et comme nourriture un morceau de pain par personne. Ce livre est troublant et touchant et la magnifique plume de Ruta Sepetys nous embarque immédiatement dans ce récit. J'ai aimé les annotations finales, qui nous explique ce qui est réel et ce qui est romancé, ainsi que les conditions dans lesquelles les lituaniens sont rentrés chez eux.
 
Un récit sur la guerre qui prend aux tripes, nous révolte et ne laisse pas indifférent. A mettre entre des mains averties, mais je pense que c'est un livre qu'il faut lire, qui nous permet de découvrir d'autres choses, qu'on ne nous a pas révélé par chez nous. Je ne peux que vous conseiller ce livre et pour ma part, je vais me pencher sur d'autres livres de Ruta Sepetys.

Note : 9/10